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Geo Biography: “Do Not Be Afraid” (10.2010 & 02.2012) & “My Life Like An Erotic Delacroix / Ma vie en forme de Delacroix érotique” (07.2011)

In Animal, Bathers, Bio, Colors, Horse, Male nude original paintings, Nature, Painting process, water on August 31, 2011 at 14:42
For years I did what I thought I had to do. It just became… “Necessary”. Then “Necessary” became consuming and then consuming became life sucking… Yet, even though my life was being stolen from me I was still afraid to stop.  Crazy!?!I was driven by fear’s constant “what ifs”. What if  I stop and we don’t have enough money – What if  people get angry with me – What if others tell me I’m wrong – What if  I can’t do anything else??? The list goes on and on…From a spiritual perspective – fear is not of God (I am not christian though, my God is more a private abstract God far from any religion) – or rather, I find God often telling me in scripture »> DO NOT BE AFRAID! Does that mean I throw all caution to the wind? No, but it does tell me that my logic and my life choices are better determined by my faith than they are by my fears.

So what did I do? Well, I started with the idiom “life is short” – this disarmed and unveiled the ugly cycle I had been drawn into. Next – I faced the “what ifs” and ultimately chose life – that is – the things I love including;  my family, my friends, my art and many other passions as well.

I am aware that life isn’t always about what we want but, be wary because it can become all about what we are afraid of.

So today I am celebrating abundant provision, true opinions, and above all, the fact that I have my life back!

~ Happy day to you all

Geo

(this text i made mine with one change (God) and it is originally here)

Fall 2011: 1st & 2d International Fair Paintings…// Automne 2011 : “Marathon des peintures/ Foire Internationale 1 et 2″…

LASCIFRAM

BANCFRA

kissseaFRAM

PHILOFRAé

I begin my own biography now while painting artworks to illustrate it… You can command them Here/ Je commence cette semaine une autobiographie illustrée avec de nouvelles peintures que vous pouvez acquérir ici

Pages 1 et 2

Marocco Booklet by/Carnet du Maroc par        Eugène Delacroix
 
My Delacroix Like An Erotic Autobiography / Mon Delacroix en forme d’autobiographie érotique

I should go backward and describe this story from the teenhood or even from childhood till today. I should tell how I became at 30 years old a kind of non-human machine despite my child dreams. I don’t regret these years which form a sort of necessary freeding but these years could not go on without a dangerous non-human following where I would  lost myself : if I want to count the encounters I did in this period of twelve years — between 24 and 36 years old, between my begining in the Toulouse centrum when I was alone in a 20 m² till the end in Prag when I started again to live with new roommates during a few days then realized thatt this was nt possible anymore, I reach easily the amoount of one thousand men…  /Je dois revenir en arrière et décrire le fil depuis l’adolescence ou même depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui. Dire comment j’étais devenu à l’âge 30 ans  une sorte de machine inhumaine malgré mes rêves d’enfant. Je ne regrette pas ces années qui ont été une sorte de libération nécessaire mais qui ne pouvaient continuer sans une suite dangereusement inhumaine où je me serais perdu : si je dois compter les rencontres que j’ai eu en l’espace de 12 ans, entre l’âge de 24 ans et de 36 ans, entre mes débuts en ville – seul dans un 20 m² à Toulouse, jusqu’à la fin à Prague – lorsque j’étais en colocation quelques jours pour m’apercevoir que ce n’était plus possible, j’atteins facilement le nombre de mille… il ya six ans de cela, je me suis enfin aperçu que toutes ces renconttres ne m’amenaient à rien, elles se ressemblaient toutes puisqu’elles se résumaient toujours à la même jouissance, au même jeu sexuel codé et sans lendemain : en bref elles avaient finalement perdu ce piquant que je leur avais trouvé à 17 ans… Au bout du compte, vingt ans de rencontres — entre 17 et 37 ans — n’ont pas réussi à effacer cette solitude qui m’accablait déjà à l’adolescence, voir même enfant.

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Voyage by Geo septembre 2011

J’ai rencontré un bon millier de garçons pendant douze ans, entre 24 et 37 ans, même si pendant ce temps cela a duré cinq ans avec Anthony, mais on n’étaient pas prêts : j’avais 27 ans et lui 23. Cela faisait trois ans que je commençais à peine à m’ouvrir vraiment à la vie. J’habitais pour la première fois au centre ville… Cette ouverture n’avait lieu qu’à l’age de 27 ans malgré mes multiples essais dès mes 17 ans !

A 17 ans, sans avoir la majorité légale pour le faire, j’ai donc décidé de quitter le berceau familial  pour aller sur les routes rencontrer la vie et les autres…  pendant ces sept premières années où je voulais être un adulte et cela donc jusqu’à mes 24 ans, je suis resté dans la maison familiale tout en essayant de voyager le plus possible…

Carnet du Maroc par Eugène Delacroix

Je suis allé dans les capitales européennes : Paris, Rome, Amsterdam, Barcelone, Londres pour quelques jours ou pour quelques semaines… Quand on est adolescent, il n’est pas facile de rencontrer les autres. Une barrière psychologique nous en empêche et c’est à cause du sexe : en étant vièrge, je ne pouvais m’exprimer en toute liberté et d’égal à égal avec ce nouveau monde… J’ai dû mal comprendre comment le monde tournait à partir de ce moment-là… Finalement en insistant longuement, de rares hasards m’ont fait lier des rapports plus sexuels qu’amicaux avec des rencontres de circonstance. Et le premier moyen pour les trouver fut l’autostop.

“Coming n°5, nice blond guy isn’t he?” by Geo, June 2010. http://3days1paint.wordpress.com/2010/06/

Lorsque je pus aller plus loin avec un garçon ou une fille souvent plus agé que moi et plus expérimenté, je n’ai jamais su comment le ou la retenir ou revenir vers lui ou vers elle… C’est l’atout de la prime jeunesse qu’on peut profiter de l’attraction et des désirs pour recharger ses batteries en peu de temps et à peu de frais : en une simple conversation avec un inconnu dans un train ou dans sa voiture, on peut fantasmer beaucoup, rêver beaucoup, partager ses désirs sexuels et ses projets fous de voyages autour du monde…

En se quittant, on se dit que c’est déjà fini avec lui ou avec elle. Mais on ne regrette pas car le monde n’est plus romantique du tout. Chacun vaque à ses occupations seul, dans une petite partie de la planète, rafraîchi par une petite “bourre” avec un inconnu d’un autre monde… C’est exactement ce qui m’est arrivé et ce que j’ai cherché entre 17 et 24 ans.

The Bride of Abydos by Delacroix

Je n’étais pas majeur lorsque j’ai été pris en stop la première fois. J’ai considéré ces relations avec des jeunes hommes ou femmes comme un partage de rêves non seulement érotique mais on refaisait le monde à chaque fois sans vraiment parler d’amour. Il y a eu ainsi Rita. Ses parents l’appelèrent comme ça, son père surtout en hommage aux seins de Rita Hayworth. Je suis resté quelques semaines avec elle à Montpellier entre 17 et 18 ans. Elle avait des formes rondes et douces et son père avait réussi : de très gros seins.

Young Man Making Yoga on a Beach, Oil painting 90x40cm August 2011

Young Man Making Yoga on a Beach par Geo, Oil on canvas, 90x40cm August 2011

Mais au-delà des attraits érotiques de son corps, l’enfant qui voulait être adulte a trouvé un mentor. On fit du yoga ensemble et nous échangeâmes de longues conversations sur la vie. Elle m’appris la diététique et je devins végétarien, on pratiqua le jeûne une fois de temps en temps. J’appris ce qu’il fallait savoir quand on s’allonge sur le sexe opposé. Charnelle mais laide, je l’ai aimée pourtant avec ce coeur fragile d’enfant encore attaché au berceau familiale malgré ce que je disais… Disons que je l’ai aimé profondément pour son esprit, sa spiritualité et que j’ai essayé de l’aimer charnellement jusqu’à l’écoeurement et bientôt l’impuissance… Après plusieurs séances de Yoga, je dessinai les positions avec des corps de garçons nus qui la surprirent : elle compris mon attirance alors.

The abduction of Rebecca/ L’enlèvement de Rebecca 1846 by/ par Delacroix

On habita quelques semaines ensembles. Comme je n’avais que 17 ans et qu’elle en avait onze de plus que moi, je n’ai pu m’empêcher de chercher la mère plus que l’amante en elle, la sécurité de cette nouvelle vie à laquelle je voulais m’ouvrir plus que l’amitié qui était née entre nous mais que je ne savais pas conserver intacte avec mes ébats amoureux bizarres qui se terminaient mal. Mes premiers émois juvéniles maladroits lui firent haïr mes désirs narcissiques à travers ces dessins de yoga. Pourquoi ne la dessinai-je pas elle, si je voulais toujours lui faire l’amour ? Qu’est-ce que je voulais prouver ? Ne me comportai-je pas comme une sorte de gigolo  finalement ? Elle en eu vite assez et décida de se séparer de moi. Je dü trouver un studio à Montpellier et y vivre seul. J’avais un petit boulot très créatif de journaliste en herbe dans une radio mais qui payait rien. Plus je m’ouvris au monde plus mon désir pour elle s’émoussa…

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Le rêve de Patrocle par Geo

Rita m’a prit en stop un soir à Montpellier lors de mon premier “voyage” loin de mes parents. Elle avait les cheveux mouillés par la piscine. Après une longue conversation dans sa voiture et une nuit entière à me faire visiter la ville et les plage, on fit l’amour dans les dunes car elle avait une amie chez elle. Je restais avec elle jusqu’au matin où elle me remit sur la route où je continuai mon voyage vers l’Italie. Rentré chez mes parents à nouveau je lui téléphonais et la retrouvais à Montpellier plusieurs fois… Mais je découvris aussi que je pouvais rencontrer d’autres personnes en auto-stop. Ma deuxième relation dont je me souviens, un peu après celle de Rita, fut celle d’un garçon de 25-30 ans…

François et Fabrizio par Geo

Il était chef représentant VRP en  pommes dans les supermarchés près de Marseille. Les VRP ont pour habitude de rompre leur longue solitude car ils font des milliers de kilomètres chaque semaine, grâce aux auto-stoppeurs… De fil et en aiguille, le soir est tombé tandis qu’il arrivait à Marseille. Il s’est arrêté chez des amis , deux jeunes hommes bruns qui lorsque nous sommes rentré dans leur chambre sans frapper étaient en train de faire l’amour. C’était la première fois que je voyais deux beaux mecs bruns méditerranéens en train de se caresser donc je ne pus cacher mon contentement, ce qui les agaça grandement. Ce n’est que le lendemain à la lumière de l’aube que je m’aperçus que la maison était grande, au bord de la route escarpée, dans un tournant sur une falaise qui se jetait dans la mer. Cela ne fit qu’ajouter au vertige de mes sentiments mais je n’aimais pas le VRP.

Le Meneur de cheval de Picasso a grandi par Geo

A trip in Provence… In Male nude original paintings on July 23, 2010 sold

Rita était déjà bien loin. Je n’avais aucune notion de ce que peut être la fidelité. Je reviendrai bientôt la voir pour essayer de commencer une nouvelle vie avec elle mais ce n’était que calcul : mes galipettes dans le sable étaient bien moins excitantes en comparaison de ça : ces deux gars très masculins allongés sur leur lit en train de se caresser…  Ils nous renvoyèrent énervés et fermèrent la porte. Ils mirent longtemps à nous rejoindre dans le salon où nous nous étions réfugiés pour trouver une grosse fille avec qui nous discutions. Ce VRP n’était pas très beau, malingre sans charme et l’air coincé. Nous nous couchâmes sur le parquet côte à côte toutefois et pudiquement après avoir repoussé toute naissance de ses avances,  nous nous endormions simplement pour nous réveiller tôt car le VRP devait aller dans un supermarché pour mettre les choses au point avec un de ses employé pas très loin de là. Il me raconta son enfance ànCassis, le daufin qui revenait chaque année et que les nageurs pouvaient caresser et passé son excitation pour moi, il me devint sympathique comme toute personne qui parle de son enfance et se révèle dans ses plus belles années de rêve et de beauté… Après le supermarché où il se montra tyranique envers l’employé, il décida de m’accompagner jusqu’en Italie…

Abel Death by Geo/ Fabre Tribute

La mort d’Abel, Fabre Tribute, par Geo

Je voulais tellement expérimenter la vie, comme Baudelaire ou Rimbaud, que je n’ai eu aucun sentiment de fidélité pour Rita à ce moment-là. Je reviendrai bientôt pour vivre ma nouvelle vie à Montpellier auprès d’elle, puis assez rapidement je m’éloignerai d’elle…

Le VRP téléphona de sa voiture à sa secrétaire pour lui dire qu’il était malade et qu’il n’irait trvailler que le lendemain. Ca nous laissait 24 heures pour aller en Italie. Passé la frontière, il eu peur. Peut-être parce que je n’étais pas majeur. Il s’arrêta à un hôtel grand et laid dans la banlieu de Genève. Il devintplus  réservé que jamais. Sans doute comprenait-il à présent que j’étais arrivé à mon but : l’Italie et sentait-il que je voulais être seul. Une fois arrivés dans lasuite rose bonbon très années 70 (on était en 1987) je pris un bain et déambulai nu dans lla chambre, insouciant… il fut si choqué de me voir soudain dévêtu qu’il me pria au moins de me couvrir le bas. Malgré mes 17 ans et mon manque total d’expériences avec les garçons, je ne comprenais pas comment il voulait coucher avec moi si même la vue de mon corps nu le repoussait tant. Une fois au lit je compris que j’avais bien manigancé : il me dévora sous la couette passionément pour ma première pipe que me faisiat un garçon. C’était ma première fellation masculine. J’avais du mal à cacher mon trouble. Rita comme beaucoup de filles avait refusé de m’en faire, même si pour cela je me soumettais à leur désir à coup de cunilingus…

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Modèle Brent Corrigan par Geo

En fait tout c’était passé en quelques mois seulement. J’avais été pris d’une forte poussée d’adrénaline en attendant ma majorité. En décembre 1986, j’avais réussi à parler avec celle que j’aimais. D’habitude les filles qui m’intéressait me rendaient muet et je désespérais de lees rencontrer en secret. Vivianne, elle , accepta de venir avec moi au concert des Cure. Et de cacher l’objectif de l’appareil photo de mon père entre ses seins qu’elle avait inexistant. Tandis que je cachais le corps du Canon dans la manche de mon gros manteau jazzy avec lequel j’allais voyager cet hiver-là sur les routes entre Toulouse et l’Italie. Notre plan fonctionna à merveille. je tirais des photos étrange de ce concert des Cure que eje vendis par correspondance. Vivianne était deveue proche de moi. On se croisait à l’école. En février, les vacances d’hiver, je fugais avec mon gros manteau jazzy je tendais le pouce et partai vers l’Italie malgré le froid, faisant du stop la nuit au bord de l’autoroute…. Mon voyage à Venise était différent en février. Presque rien ne s’était passé en allant à Venis en ue journée. J’avais hésité à prendre le train en fraude.  Je m’étais fixé la ville qui me semblait la plus belle pour la photographier. Je volais encore une fois le Canon professionnel de mon père qui devint de plus en plus rancunier, lui pour qui la photo était une passion depuis que j’étais bébé…

Cigarette 1 par Geo (2010)

Et puis ce fut mon premier amour déçu que Rita devait me faire oublier sans y parvenir, sans qu’aucune autre femme ne parvienne jamais à ma faire oublier d’ailleurs. Vivianne avait mon age. C’était enfin la petite amie idéale, celle qui me fit fantasmer d’une vie sauvage, punk et dangereuse même si bien-sûr à 16 ans tout n’était que provocation… Elle était jolie, un peu anorexique, les cheveux bruns coiffés à la punk. C’est pour elle qu’un jour d’adrénaline dans la salle de bain j’avais coupé mes cheveux si beau en forme de crête, à la punk. Son style était celui de Siouxie and the Bunchees, le mien très maladroit, je n’ai pas de photo de cette horrible coupe que je me fis alors et qui effraya tous ceux qui m’entouraient… nous nous croisions au lycée, mais assez peu et un vendredi après le cours, alors que je m’étais échappé en ville, je la croise par hasard avec une amie, place Wilson à Toulouse. Elle me dit : “on va au bord de la mer”. C’était Pâque ou juin 1986. On a fait du stop place Wilson. J’y croyais pas du tout quand une Porsh rouge c’est arrêté et moi devant les filles derrière nous nous sommes retrouvé dans un bungalow près de Narbonne. La voiture allait trop vite et mangeait le bord de la route mais à part ça tout c’était bien passé…

Je ne sais pas si c’est pour tout le monde pareil mais 16ans ou m^me 15 ans qu’on le veuille ou non mais surtout je crois si on le veut, c’est le début de la vrai vie : les expériences extraordinaires où tout est nouveau et où on n’a qu’une hâte : échapper à la solitude qui nous ronge et où l’on s’engouffre trop souvent. 1985 a été le début de ceette prmière période de “fugues”. Je crois que j’ai prévenu ma mère de temps en temps que je partais loin comme ça mais j’ai appris par la suite qu’elle pleurait beaucoup tiraillée par ces idées de liberté de jeunesse et son soucis de mère. Je brisais un coeur pour pouvoir en conquérir d’autre. Cela n’avait rien d’extraordinaire mais c’était pour moi nécessaire car ma mère m’avait trop souvent et trop longtemps “couvé” commee disaient mon frère et ma soeur tous les deux plus agés que moi de trois ou quatre ans…

Mais durant cette période qui a duré de 15 ans à 24 ans, je n’ai finalement fait que timidement profiter du plaisir de la compagnie des autres. De 25 à 37 ans les choses ont changé et j’ai connu un bon millier de “partenaires” ayant deviné le moyen de les rencontrer qui n’était pas si compliqué… La maison familiale était durant ces 9 ans d’apprentissage de l’”adolescence” à la fois rassurante avec sa solitude, son jardin, son silence… riche en ouverture aussi grâce à la bibliothèque de mon père surtout où je puisais un savoir inépuisable mais également et par vagues d’adrénaline qui me rendaient si nerveux et acnéique, elle devenait si étouffante que mes “fugues” impromptues ne me semblaient que l’unique recours.

Vivianne était de famille espagnole comme beaucoup de toulousains. Sa mère lui interdit de me revoir quand elle vit le dessin que je finis par lui offrir à la récrée. Au recto un garçon nu tenait une pomme au bout d’un fil dans l’eau qui faisaient des ronds sous un arbre. Mais au verso surtout un autre garçon nu pratiquait en toute impunité un cunilingus à une jeune fille en cachette dans une armoire. Le dessin m’était venu clairement sans retouche en quelques minutes. j’en était même surpris car je ne dessinais jamais ce genre de sujet d’habitude.

Vivianne qui avait 16 ans avait simplement posé ce dessin dans sa chambre côté face où cet Adam ou Narcisse semblait pensif après avoir fait l’amour. C’était un simple dessin au crayon à papier inoffensif. Mais sa mère avait retourné le dessin peut-être pour y voir la signature ou la légende. Elle avait questionné Vivianne. Il n’y avait pas de père je crois à la maison et Vivianne était très attachée à sa mère. Ce fut la fin de notre relation.

Cette nuit-là, après être arrivés tous les trois dans la cité déserte au bord des vagues, nous nous étions acheté du mauvais vin et des biscuits en guise de diner. Nous avions des cigarettes à rouler aussi mais c’est tout. Après avoir bu sur la terrasse de cette biquoque d’été des parents de son amie, Vivianne m’a dit qu’elle avait attendu longtemps que je l’embrasse. Son amie jalouse avait vomi et s’était couchée malade tandis que je lui faisais ce que j’allais dessiner au verso du dessin. Je le lui fis longtemps, jusqu’à ce que je me surprenne à détester ça et qu’elle m’avait dit ensuite qu’elle avait ses règles ce jour-là. Puis peut-être que je lui fis l’amour par derrière car je me souviens aussi qu’elle me répondit après que je lui aie dit : “c’était bien non ce qu’on a fait à la mer” “oui c’est à marquer dans les annals”… Puis elle avait fait semblant peut-être de s’endormir tandis que je me levai nu, franchissai les cent mètres qui me séparaient des vagues dans la cité déserte et me plongeai seul dans l’eau savourant le plaisir de ma première nuit avec celle que j’aimais, loin de m’apercevoir que c’était déjà fini et que ça avait été un échec. Aux yeux de Vivianne ça avait été sale et maladroit alors que j’étais content de moi sans doute parce que j’avais exprimé l’intérêt que j’avais depuis quelque temps pour elle. Qu’ensuite rien ne c’était vraiment passé, que je ne la croisai plus du tout à l’école et que forcé par ma passion je me rendai chez elle pour qu’elle m’apprenne tout cela avec un petit sourire narquois, sûrement c’était un mauvais coup du destin!

Garçon au rideau 7 par Geo 2010

Arrivé près de Cannes un couple de tantes me prirent : opéra à fond sur l’autoradio. Restaurant très cher à la soupe aux algues. Hôtel sur la Croisette. Mais c’était déjà Paques.

Pages 1 et 2

  1. [...] J’ai rencontré A cela a duré cinq ans mais on n’a pas été prêts : j’avais 27 ans et lui 23. Depuis trois ans quand je l’ai rencontré je commençai à peine à vraiment m’ouvrir à la vie. J’habitais au centre ville… Cette ouverture n’avait lieu qu’alors malgré mes multiples essais dès mes 17 ans. A 17 ans, sans avoir la majorité légale pour le faire, j’ai quitté le berceau familial  pour aller sur les routes rencontrer la vie…  pendant ces sept premières années où je voulais être un adulte jusqu’à mes 24 ans, je suis resté dans la maison familliale en essayant de voyager le plus possible… (à suivre…) [...]

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